Se préparer

Se renseigner et se préparer

Travailler dans un autre pays est source d’enrichissement personnel et professionnel mais ça ne s’improvise pas. Avant de partir, il faut faire le point sur vos objectifs, vos acquis et vos intérêts pour les destinations et être au courant de la législation et des formalités sur le pays.

Quel que soit votre niveau de qualification, des sites ressources et des organismes sont là pour vous conseiller. Suivez le guide…

Avant toute chose, commencez par vous poser les bonnes questions.

Partir travailler à l’étranger, d’accord. Mais où ? Quand ? Que faire ? Jobs d’été ? Travail « au pair »? « Programme Vacances Travail » ? Et comment chercher ?

A partir de vos atouts et de vos points faibles, ciblez vos recherches et évaluez vos besoins de préparation. Quel type de séjour voulez-vous réaliser ? Avez-vous besoin d’une remise à niveau en langue ? De quelles ressources financières avez-vous besoin ? Autant d’aspects qu’il convient de ne pas négliger.

Travailler à l’étranger requiert certaines qualités

Pour travailler à l’international, assurez-vous d’en avoir les qualités nécessaires. Ce type d’aventure requiert des capacités d’adaptation et d’organisation. Il faut aussi être autonome et avoir envie de s’ouvrir à d’autres cultures et coutumes. Par ailleurs, les recruteurs attendent souvent un bon, voire très bon, niveau en langues. Peut-être avez-vous donc besoin d’une petite mise à niveau en amont.

Bien choisir sa destination

Interrogez-vous également sur le choix de la destination. En effet, la préférence linguistique n’implique pas toujours le bon choix géographique. Quelle connaissance avez-vous du pays ? Quels atouts avez-vous par rapport aux besoins professionnels du pays ?

Informez-vous sur les formalités, le marché du travail et les conditions de recrutement. Pensez aussi à vous pencher sur la réglementation et la rémunération. Sans oublier le statut que vous pourrez avoir une fois sur place (contrat local ou d’expatrié, consultance, volontariat, etc.).

Et au fait, quel est votre projet au retour ? Là aussi il faut s’y préparer avant de partir. Pour cela, consultez le site de la diplomatie française.

Partir en Europe, c’est plus simple.

•Pour un travail de moins de 3 mois dans l’Espace Economique Européen (EEE), une carte d’identité ou un passeport suffit si vous êtes ressortissant de l’EEE. En revanche, pour un séjour de plus de 3 mois, on peut vous demander de vous enregistrer auprès de l’autorité compétente. Il s’agit généralement d’une mairie.

Sur le Portail Européen Sur la Mobilité de l’Emploi, vous pourrez déposer votre CV ou encore répondre à des offres. Tout aussi utile, si vous allez dans la rubrique “Vivre et travailler”, vous obtiendrez des informations très concrètes sur le marché du travail du pays où vous vous rendez

•Hors Europe, il vous faudra avoir le passeport et le visa qui correspondent à votre type de séjour avant de partir. Sachez que vous ne pouvez pas passer d’un visa touristique à un visa de travail. N’improvisez pas sur place, au dernier moment à la frontière car votre voyage pourrait commencer… par un retour à la case départ. Ce serait bien dommage !

Reconnaissance des professions

Elle permet de reconnaître à quelqu’un la possibilité d’exercer une profession dans un autre pays que le sien.

Si votre profession n’est pas réglementée vous pouvez librement l’exercer comme n’importe quel ressortissant du pays choisi. C’est l’employeur qui évalue les compétences.

Tous les emplois sont accessibles (sous certaines conditions), à l’exception de ceux qui relèvent de la souveraineté de l’Etat (Armée, Police, Diplomatie).

Dans le cas d’un emploi ou d’une mission contracté par une entreprise ou une organisation française dont le siège est en France, la reconnaissance professionnelle n’est pas nécessaire.

Si vous travaillez pour une entreprise étrangère, la reconnaissance peut s’avérer plus complexe, même s’il s’agit d’une profession réglementée.

Les professions réglementées

Dans ce cas, vous devez vous informer sur les conditions d’exercice. Deux cas de figures sont possibles :

  • Vous entrez dans une catégorie professionnelle qui a une reconnaissance automatique au niveau européen et au-delà parfois : les professions médicales, mais pas toutes, comme les kinésithérapeutes ou les orthophonistes soumis à un examen de leur parcours.
  • Votre profession réglementée ne se situe pas sur des bases communes. Dans ce cas, il faut obtenir une reconnaissance de votre diplôme en adressant une demande à l’autorité compétente. Elle peut imposer un test d’aptitude, une formation ou une expérience complémentaire.

Pour plus d’informations :

www.enic-naric.net

europa.eu/youreurope/citizens/work/

Rédiger sa candidature

Etape incontournable pour trouver un emploi à l’étranger : traduire votre CV et adapter sa présentation et son contenu aux habitudes du pays.

Vous êtes un voyageur, alors mettez cet aspect en valeur. Qui sait, cela pourrait bien attirer l’attention du recruteur…

•Présentez vos atouts, compétences et savoir-faire au-delà de votre formation et de votre expérience.

•Ne traduisez pas vos diplômes, indiquez leurs équivalents dans le pays et détaillez le contenu de la formation si c’est pertinent.

•Faites relire votre CV par quelqu’un qui maîtrise bien la langue.

•Vous avez besoin d’aide pour rédiger votre CV en anglais ? Rendez-vous sur le portail européen de la jeunesse, europa.eu/youth/eu_fr

•Pour la lettre de motivation, répondez bien à chaque mission ou tâches si vous répondez à des offres.  Si c’est une candidature spontanée, observez bien les projets de l’entreprise et cherchez ce qui peut faire la différence (connaissances techniques, langue, expérience, engagement, disponibilité, etc.).

Pensez aussi au CV Europass

C’est un modèle unique de CV européen qui permet de présenter vos compétences et qualifications de façon claire dans un modèle unique.

europass.cedefop.europa.eu/fr/documents/curriculum-vitae